Mme Kaori EKUNI

|
|
Née en 1964 à Tokyo, cette romancière extrêmement populaire a obtenu le prix Naoki en 2004 pour son recueil de nouvelles Prête à sangloter.
Elle met en scène le monde quotidien et ses secrets, dans une approche
délicate où les sens, les couleurs, les saveurs se déploient. Un détail
fait basculer dans le trouble ses personnages, enfants, couples et
familles, qui perdent ainsi leur innocence. Son roman Le Bateau de Dieu (1999) est en cours de traduction française dans le cadre du Japanese Literature Publishing Project. Twinkle Twinkle a été publié chez Vertical (Etats-Unis) en 2003. Elle est également
l’auteur de nombreux albums jeunesse qu’elle traduit également depuis
l’anglais. Elle a publié deux romans en collaboration avec Hitonari
Tsuji, autre invité d’honneur du Salon du livre.
|
M. Hideo FURUKAWA

|
 |
Né en 1966 à Fukushima, il est un des principaux romanciers de la
nouvelle génération, dont l’œuvre est portée par une imagination baroque
et une puissance lyrique hors du commun. Dramaturge, il publie son
premier roman 13 en 1988. En 2002, son roman-fleuve, La Tribu des mille
et une nuits, est doublement couronné par le prix des auteurs de romans
policiers et le grand prix de la science-fiction. En 2006, il obtient le
prix Mishima (concurrent du prix Akutagawa) pour Love, un recueil de
longues nouvelles ciselées. Alors Belka, tu n’aboies plus ? est sa
première œuvre traduite en français. Dans ce récit haute tension, quatre
chiens valeureux traversent sur un rythme haletant l’histoire du monde
depuis la seconde guerre mondiale jusqu’à la guerre froide. • Alors Belka, tu n’aboies plus ?, traduit par Patrick Honnoré, Philippe Picquier, 2012.
|
M. Taro GOMI

|
 |
Né en 1945 à Tokyo, diplômé de l’institut du design de Kumazawa, il
travaille comme designer industriel et graphiste avant de se consacrer
au livre d’enfant. Il est l’auteur de quelque 400 titres, parmi lesquels
de nombreux albums à dessiner et à colorier, publiés par les éditions
Seuil Jeunesse. Ses ouvrages s’adressent à la créativité et à
l’imagination des très jeunes enfants et jouent sur l’observation, la
réflexion et l’humour, favorisant la découverte de la réalité familière.
Ainsi, il consacre des albums au passage des saisons ou à la vie
quotidienne. Taro Gomi publie également des essais. • Où est passé papa ?, traduit par Émilie Nief, Autrement Jeunesse, 2011. • C’est le printemps, traduit par Émilie Nief, Autrement Jeunesse, 2010. • C’est l’heure du bain, petit lion, traduit par Paul Paludis, Autrement Jeunesse, 2009. • Sgribouillages, adaptation Seuil Jeunesse, 2009.
|
Mme Moto HAGIO

|
 |
Née en 1949 à Omuta, elle est l'auteur culte de manga en
science-fiction, plutôt pour les filles (shôjo manga) mais aussi
appréciée par de nombreux garçons. Elle a publié son premier manga à
l’âge de 20 ans : Ruru et Mimi, mis en scène les amours entre garçons
dans un internat : Juichigatsu no Gimunajiumu (The November Gymnasium).
Son succès tient à l'extrême sensibilité de son dessin. Elle remporta le
prix du manga Shogakukan en 1976 pour son manga de science-fiction Jûichinin iru ! qui décrit l'épreuve finale d'un groupe d’apprentis
cosmonautes dans un futur lointain et pour son conte épique Poe no
Ichizoku qui narre la vie solitaire et tourmentée d'un garçon vampire.
|
M. Keiichiro HIRANO

|
 |
Né en 1975 dans la préfecture d’Aichi, il étudie le droit à l’université
de Kyoto. En 1999, il obtient le prix Akutagawa pour L’Éclipse, une
fable écrite dans un style archaïque qui raconte la rencontre dramatique
entre un moine dominicain et un mystérieux alchimiste dans la France
médiévale. Ce romancier surprenant allie la préciosité à des
expérimentations littéraires, créant un ensemble de prose poétique dense
et unique. Très bon connaisseur de la culture européenne, au point de
mettre en scène Delacroix et Chopin dans un de ses romans-feuilletons
fleuve, La Marche funèbre en 2002, il s’inscrit dans la lignée d’une
grande figure du xxe siècle japonais, Yukio Mishima. • La Dernière Métamorphose, traduit par Corinne Atlan, Philippe Picquier, 2007. • Conte de la première lune, traduit par Corinne Atlan, Philippe Picquier, 2002, rééd. Poche, 2007. • L’Éclipse, traduit par Jean Campignon, Philippe Picquier, 2001, rééd. Poche, 2004.
|
M. Toshiyuki HORIE

|
 |
Né en 1964 dans la préfecture de Gifu, Horie enseigne la littérature
française à l’université de Waseda et a traduit en japonais des œuvres
d’Hervé Guibert, Michel Foucault et Michel Rio. Il est surtout l’un des
principaux romanciers contemporains, lauréat du prix Mishima en 1999
pour Auparavant, du prix Akutagawa en 2000 pour Le Pavé de l’ours et du
prix Tanizaki en 2004 pour le recueil de nouvelles Le Marais des neiges.
Une œuvre ambitieuse à l’écriture sobre et précise, qui tisse les
lignes entre la mémoire et l’oubli, la souffrance et la renaissance,
dans un univers volontiers interculturel. Dans Le Pavé de l’ours, un
traducteur japonais et son ami français voyagent en Normandie, en quête
du passé. • Le Marais des neiges, nouvelles, traduit par Anne Bayard-Sakai, Gallimard, 2012. • Le Pavé de l'ours, roman, traduit par Anne Bayard-Sakai, Gallimard, 2006. • Auparavant, traduit par Jacques Lévy, in Arsenal n° 7, 2002.
|
Mme Mitsuyo KAKUTA

|
 |
Née en 1967 à Yokohama, Mitsuyo Kakuta est diplômée de l’université de
Waseda. Elle a débuté comme auteur de livres pour la jeunesse avant
d’aborder le roman pour lequel elle obtient en 2005 le prix Naoki avec Celle de l’autre rive. En 2007, son récit à suspens La Cigale du
huitième jour devient un best-seller et est adapté à la télévision puis
au cinéma : autour d’une enfant kidnappée, les adultes se déchirent.
Kakuta est l’une des figures représentatives de la littérature féminine
d’aujourd’hui. Ses héroïnes noyées dans la quotidienneté en apparence
banale sont irrésistiblement happées par leurs désirs secrets, au risque
de la chute. Un réalisme dont il faut se méfier. • Celle de l’autre rive, traduit par Isabelle Sakai, Actes Sud, 2008.
|
M. Satoshi KAMATA

|
 |
Né en 1938 dans la région du Tôhoku, il est sans doute l’un des
journalistes les plus engagés du Japon. Ayant terminé ses études à
l’université de Waseda dans le département de littérature russe, il
choisit de devenir journaliste d’investigation. Il publie en 1973 une
enquête sur son expérience d’ouvrier temporaire chez Toyota : Toyota :
l’usine du désespoir. Il a publié près de 120 ouvrages sur l’envers du
décor japonais : l’exploitation des ouvriers, les victimes de la
pollution, les syndicats minoritaires, la discrimination à l’égard des
Burakumin, les enfants brimés à l’école, les bases américaines à
Okinawa, la peine de mort… Dernièrement, il s’est engagé contre le
nucléaire avec Kenzaburô Oé dans le mouvement « Au revoir le nucléaire »
(sayonara Genpatsu) lors des manifestations du 19 septembre 2011.
Profondément humaniste et démocrate, il symbolise ces Japonais, peu
connus à l’étranger, qui s’expriment franchement. Leur combat révèle
l’existence d’un autre Japon dont le rôle fut essentiel dans le «
miracle japonais ». • Toyota : l'usine du désespoir, préface de Paul Jobin, traduit par André L'Hénoret, Démopolis, 2008.
|
M. Kunio KATÔ

|
 |
Né en 1977 à Kagoshima, il est diplômé en design graphique de
l’université des Beaux-Arts de Tama et travaille à la société de
production d’images « Robot ». En 2003, il réalise la série de
courts-métrages Aru tabibito no nikki (Le journal d'un voyageur) qui lui
permet d’acquérir une renommée internationale. Mais c’est surtout en
2008 qu’il se fait connaître du grand public grâce à son film La Maison
en petits cubes, qui gagne de nombreux prix à travers le monde, dont le
prestigieux oscar du meilleur court-métrage d'animation aux Academy
Awards et le Cristal d’Annecy. La Maison en petits cubes raconte
l’histoire d’un vieil homme qui ajoute des étages à sa maison pour
échapper à la montée des flots. Un jour, comme il laisse sa pipe tomber
dans l’eau, il plonge et revisite les étages submergés, revoyant des
scènes de sa vie passée. Un album tiré de ce film est paru au Japon et
publié cette année en France chez l’éditeur nobi nobi ! • La maison
en petits cubes, scenario de Kenya Hirata, illustrations de Kunio Kato,
traduit par Fédoua Lamodière, nobi nobi !, 2012.
|
M. Katsumi KOMAGATA

|
 |
Né en 1953 à Shizuoka, il fait ses classes dans l’atelier de
l’affichiste Kazumasa Nagai. Après avoir travaillé au Nippon Design
Center, il se rend aux États-Unis, puis fonde sa propre entreprise « One
Stroke » au Japon. Influencé par l’art concret de Bruno Munari, il fait
paraître en 1992 Little Eyes, une série de livres pour enfants, écrits
d’abord pour sa fille. En 2003, il publie Feuilles, un livre tactile
destiné aux enfants non-voyants. Ces œuvres sont des « livres
expériences » jouant sur le grain, les couleurs, les découpes. Ses livres sont tous diffusés en France par l’association Les Trois Ourses. • Histoire d’une larme, bilingue japonais et français, adapté en français par Les Trois Ourses, 2012. • Du bleu au bleu, bilingue japonais et français, adapté en français par Les Trois Ourses, 2011. •
Petit Arbre, trilingue japonais, anglais et français, traduit en
anglais et en français par Coline Irwin, Les Trois Ourses, 2008. • Plis et Plans, bilingue japonais et français et version braille, adapté en français par Les Trois Ourses, 2003.
|
Mme Madoka MAYUZUMI
|
 |
Née dans la préfecture de Kanagawa en 1962, Madoka Mayuzumi est une «
haïkiste », spécialiste des haïku (poèmes courts de 17 syllabes), que
le poète Bashô, au XVIIe siècle, a élevé au plus haut niveau de l’art.
Elle a connu ses premiers succès dans les années 1990, avec un recueil
intitulé La face B de l’été (1994), couronné par le prix de la poésie
Kadokawa. Comme d’autres poètes de sa génération, elle rénove l’art du
haïku, en simplifiant les codes et en déployant une sensibilité urbaine
qui en fait un art à la portée de tous – une dimension que Mayuzumi ne
cesse de développer, avec par exemple sa récente campagne de haïkus sur
téléphones mobiles. La simplicité de ses esquisses sublime le pouvoir
d’évocation : « lls rêvent de s’envoler Les poissons rouges Dans la nuit » • Haïkus du temps présent, présentés, commentés et traduits du japonais par Corinne Atlan, Philippe Picquier, 2012. Et dans les anthologies : • Du rouge aux lèvres. Haïjins japonaises, traduit par Makoto Kemmoku et Dominique Chipot, La Table ronde, 2008. • Poème court japonais d’aujourd’hui, traduit par Corinne Atlan, Gallimard, 2007.
|
M. Taku NISHIMURA (alias Jean-Paul Nishi)

|
 |
Né en1972, ce mangaka japonais a fait de Paris un de ses thèmes de
prédilection. Il est un des rares auteurs japonais à transmettre à ses
compatriotes les impressions d'un homme sur la capitale française et ses
habitants. Diplômé d'une école de design, Taku Nishimura dessine depuis
l'enfance. Durant trois ans, il est assistant du mangaka Yukio Tamai,
auteur de plusieurs séries de mangas pour jeunes adultes, dont Kamome
Chance. En 2005, il se rend à Paris dans le but d'apprendre les
techniques de la bande dessinée franco-belge, mais faute de trouver un
emploi chez un dessinateur ou dans un atelier, il travaille comme
vendeur dans une épicerie japonaise et commence à dessiner son quotidien
dans la capitale française. Ce feuilleton est publié à partir de 2006
dans le magazine féminin de mangas « Office You ». En 2008, une partie
de son feuilleton sur Paris sort en volume relié sous le titre Pari no
mayoikata (Perdu dans Paris) chez Sobisha-Shueisha. En 2011, après
plusieurs autres courts séjours à Paris, un deuxième tome est publié
sous le titre Paris aishiteruze (Paris je t’aime) par Shu
cream/Asukashinsha. Ce livre sera publié en français au mois de mai
2012, par les éditions Philippe Picquier, sous le titre À nous deux
Paris ! traduit par Corinne Quentin. Taku Nishimura illustre aussi,
dans un genre et un style différents, des chroniques sur un site
internet (www.clubic.com) et tient un blog (http://lostinparis.jugem.jp)
où il s'exerce librement à d'autres thèmes et techniques de dessin.
|
M. Kenzaburô OÉ
|
 |
Né en 1935 dans l’île de Shikoku, il reçoit le prix Akutagawa en
1957 pour Gibier d’élevage. Le prix Nobel de littérature, décerné en
1994, couronne une œuvre d’une très grande exigence intellectuelle et
morale, parcourue d’images baroques et provocantes, parfois violentes et
perverses, qui embrassent l’histoire du Japon et engagent son rapport
au monde – comme le montrent des romans essentiels comme (1967), ou Le Jeu du
siècle M/T ou l’Histoire des merveilles de la forêt (1986).
Cette figure phare de la littérature mondiale s’intéresse à la France
depuis l’époque de ses études à l’université de Tokyo, marquée par ses
lectures de Rabelais et de Sartre. La catastrophe du 11 mars 2011
redonne à ses combats citoyens, en particulier contre le nucléaire,
toute leur actualité. Les ouvrages de Kenzaburô Oé sont principalement
publiés en France par Gallimard. • Adieu à mes livres, traduit par Jean-Jacques Tschudin paraîtra chez Philippe Picquier en 2013. • Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants, traduit par René de
Ceccatty et Ryôji Nakamura, Gallimard, coll. Haute enfance, 1996. • Notes de Hiroshima, traduit par Dominique Palmé, Gallimard, 1996, rééd. Folio, 2012. • Seventeen, traduit du japonais par Ryôji Nakamura et René de Ceccatty, Gallimard, coll. « Folio 2€ », 2011. • Le faste des morts, choix et traduction par Ryôji Nakamura et René de Ceccatty, Gallimard, coll. « Folio », 2007. • Le jeu du siècle, traduit par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura, Gallimard, coll. « Folio », 2000.
|
Mme Ryoko SEKIGUCHI

|
 |
Née à Tokyo en 1970, Ryoko Sekiguchi vit à Paris depuis 1997. Elle
publie son premier livre de poésie Cassiopée Peca en 1993. À partir de
2003, elle écrit directement en français tout en continuant à publier au
Japon. Ses livres s’écrivent parallèlement dans les deux langues. Par
ailleurs, Sekiguchi est traductrice, notamment des œuvres du poète Gozo
Yoshimasu, ainsi que d’un roman de Yoko Tawada, Train de nuit avec
suspects (en collaboration avec Bernard Banoun). Elle traduit aussi en
japonais des œuvres de Jean Echenoz, Atiq Rahimi, Anne Portugal, Pierre
Alferi. En collaboration avec de nombreux artistes, sculpteurs,
peintres, musiciens, elle joue un rôle actif sur la scène de la création
contemporaine en France. • Ce n’est pas un hasard, Chronique japonaise, P.O.L., 2011. • Adagio ma non troppo, Le Bleu du ciel, 2007. • Héliotropes, P.O.L, 2005. • Deux marchés, de nouveau, P.O.L, 2005. • Le Monde est rond, avec Suzanne Doppelt et Marc Charpin, Créaphis, 2004. • Calque, P.O.L, 2001. • Cassiopée Péca, cipM, 2001
|
M. Masahiko SHIMADA

|
 |
Né en 1961 à Tokyo, diplômé de russe à l’université des langues
étrangères de Tokyo, il enseigne à l’université de Hôsei. Romancier et
essayiste, un peu plus jeune que Haruki Murakami et Ryû Murakami, il en
est proche par le regard critique qu’il porte sur le monde : il se
passionne lui aussi pour la société contemporaine, ses
dysfonctionnements et ses paradoxes, en usant souvent d’un registre
caustique ou parodique. En 2003, il achève la trilogie Kannon l’infinie,
qui invente une autre histoire impériale sur quatre générations. Publié
en 2007, La Fille du chaos, rencontre entre un adolescent et une
“enfant-chamane”, a fait l’objet d’un film qui devrait être présenté à
Cannes en 2012. Maître Au-delà (Serpent à Plumes, 2004) est un hommage
ironique au roman Le Pauvre Cœur des hommes, du grand Sôseki. • Les Carnets de la momie, traduit par Dominique Palmé, Caractères, 2012. • Maître Au-delà, traduit par Anne-Yvonne Gouzard et Saori Nakajima, Le Serpent à plume, 2004.
|
Mme Yoko TAWADA

|
 |
Née en 1960 à Tokyo, diplômée des universités de Waseda, Hamburg et
Zürich, elle vit en Allemagne depuis 1982. Cette romancière, également
essayiste, dramaturge et poète, poursuit deux œuvres parallèlement, en
allemand et en japonais, toutes deux reconnues par les prix littéraires
les plus prestigieux, Akutagawa en 1993 pour Le mari était un chien,
prix Chamisso en 1996 et Goethe en 2005 pour l’ensemble de son œuvre en
allemand. Sa manière singulière, surprenante, bouscule les conventions,
linguistiques et culturelles en offrant de nouvelles perspectives à une «
mondialisation alternative », axée sur la diversité. Ses personnages
traversent les pays et les paysages pour inventer une autre façon de les
regarder. Dense et audacieuse, son œuvre s’engage aussi dans les débats
d’aujourd’hui, en réaction à la triple catastrophe du nord-est du
Japon. • Journal des jours tremblants - après Fukushima, traduit
de l’allemand par Bernard Banoun et du japonais par Cécile Sakai,
Verdier, 2012. • Le Voyage à Bordeaux, traduit de l’allemand par Bernard Banoun, Verdier, 2009. • Train de nuit avec suspects, traduit du japonais par Ryocho Sekiguchi et Bernard Banoun, Verdier, 2005. • L’Œil nu, traduit de l’allemand par Bernard Banoun, Verdier, 2005. • Opium pour Ovide : notes de chevet sur vingt-deux femmes, traduit de l’allemand par Bernard Banoun, Verdier, 2002.
|
M. Hitonari TSUJI

|
 |
Né en 1959 à Tokyo, il réside depuis quelques années à Paris. D’abord
musicien de rock, célèbre sur la scène underground, Tsuji opte pour la
littérature et se fait connaître par de puissantes œuvres romanesques
qui effacent les frontières entre les vivants et les morts. Ainsi de La
Lumière du détroit, pour lequel il obtient le prix Akutagawa en 1997. Le
Bouddha blanc, publié la même année, s’inspire de la biographie de son
grand-père, déployée en une vaste saga familiale. Pour cet auteur
musicien, l’imaginaire est rythmé par de noires images, ainsi dans Pianissimo pianissimo, composé des hallucinations morbides d’un jeune
garçon. Son récent Dahlia décrit avec minutie la destruction d’une
famille par un ange maléfique. Suite à la catastrophe du 11 mars 2011,
Tsuji a repris des tournées de concerts caritatifs. • Dalhia, traduit du japonais par René de Ceccatty et Ryoji Nakamura, Seuil, 2011. • Pianissimo, pianissimo, traduit du japonais par Ryôji Nakamura et René de Ceccatty, Phébus, 2008. • La promesse du lendemain, traduit du japonais par Yutaka Makino, Phébus, 2007. • L’arbre du voyageur, traduit par Corinne Atlan, Gallimard, coll. « Folio », 2005. • Tokyo Decibels, traduit par Corinne Atlan, Naïve, 2005. • La Lumière du détroit, traduit par Corinne Atlan, Gallimard, coll. « Folio », 2003. • Le Bouddha blanc, traduit par Corinne Atlan, Mercure de France, 1999
& Gallimard, coll. « Folio », 2001. Prix Femina étranger 1999.
|
Mme Risa WATAYA

|
 |
Née en 1984 à Tokyo, elle représente la toute nouvelle génération des
romancières contemporaines. Encore étudiante à l’université de Waseda,
Wataya reçoit le prix Akutagawa en 2003 pour Appel du pied. Elle est
alors la plus jeune lauréate de ce prix prestigieux. Entre le monde pop
d’une littérature jeune, l’influence des mangas, l’impact des images et
une sensibilité à fleur de peau, son œuvre saisit avec acuité
l’évolution des mœurs d’aujourd’hui et réinvente les fragments du
discours amoureux. La douceur mi-amère de ses récits l’inscrit dans la
filiation d’une Banana Yoshimoto. • Install, traduit par Patrick Honnoré, Philippe Picquier, 2006, rééd. Poche, 2009. • Appel du pied, traduit par Patrick Honnoré, Philippe Picquier, 2005, rééd. Poche, 2008.
|
Mme Mari YAMAZAKI

|
 |
Née en 1967 à Tokyo, elle suit un parcours atypique. Partie pour voyager
seule en Allemagne et en France à l'âge de 14 ans, elle va vivre en
Italie pour apprendre la peinture à Florence. Après y avoir vécu 11 ans,
elle revient dans sa ville d'enfance, Sapporo, et enseigne la langue
italienne aux universités de Sapporo et de Hokkaidô. Puis s'étant mariée
au petit-fils de son professeur italien d'art, elle a vécu en Italie,
au Portugal et aujourd’hui à Chicago. Auteur d’essais et de mangas
fondés sur ses propres expériences, c’est le manga Thermæ Romæ qui a
fait son renom. Il raconte les expériences ahurissantes d'un architecte
romain de bains publics qui voyage dans le temps de son époque vers le
Japon actuel et y apprend le fonctionnement et les outils des bains
japonais. Thermæ Romæ est un best-seller au Japon avec plus 5 millions
d’exemplaires vendus. La série a remporté le prix Osamu Tezuka et le
grand prix du manga au Japon en 2010. • Thermæ Romæ, traduit par Ryoko Sekiguchi et Wladimir Labaere, Casterman, 2012.
|
M. Gozo YOSHIMASU

|
 |
Né en 1939 à Tokyo, poète, photographe et sculpteur internationalement
reconnu, traduit en de nombreuses langues, Yoshimasu poursuit une œuvre
flamboyante, expérimentale, provocatrice et mystérieuse, à travers une
quarantaine de recueils de poésie et de prose. Son inspiration se veut
cosmique : l’homme se fond dans le soleil ou s’unit à la pierre, pour
aller vers un univers à la fois cérébral et sensuel. Yoshimasu est
célèbre pour ses lectures publiques qui sont autant de performances
physiques et artistiques, d’une énergie inouïe. • Ex-voto, a thousand steps and more, traduit par Ryoko Sekiguchi, Les Petits matins, 2009. • The Other Voice, préliminaire Michel Deguy, édition bilingue, traduit par Ryoko Sekiguchi, Caedere, 2002. • Antique Observatoire, traduit par Claude Mouchard et Masatsugu Ono, Avant Post, 2001. • Osiris, dieu de pierre, traduit par Claude Mouchard et Makiko Ueda, Circé, 1999.
|